DPE du Quartier Nord à Muret : bâti, étiquettes et repères immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Les 916 DPE géolocalisés du Quartier Nord à Muret décrivent un parc principalement composé d’appartements, où l’étiquette C domine. Les consommations médianes et la part de passoires énergétiques y sont inférieures aux références communales, sans préjuger du classement de chaque logement.

DPE du Quartier Nord à Muret : bâti, étiquettes et repères immobiliers — Muret

Le dossier énergétique du Quartier Nord repose sur 916 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 5 354 DPE analysés à Muret. Ces données permettent de décrire les logements diagnostiqués, leur période de construction et leur niveau de performance énergétique. Elles donnent également des repères pour comparer le quartier à l’ensemble communal avant une vente ou une mise en location. Leur lecture demande toutefois de distinguer le profil collectif du quartier de la situation particulière d’un bien. Une médiane de consommation ou une étiquette majoritaire ne constitue pas le résultat individuel de tous les appartements et de toutes les maisons. Les chiffres présentés décrivent donc cet échantillon de diagnostics, sans établir un recensement exhaustif du parc résidentiel ni permettre de retracer son évolution dans le temps.

Un bâti surtout collectif, marqué par la période 1948-1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Quartier Nord)Part du quartier
A151,6 %
B465,0 %
C72078,6 %
D11412,4 %
E171,9 %
F20,2 %
G20,2 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Quartier Nord (Muret).

La période de construction dominante dans le Quartier Nord est celle de 1948 à 1974 : elle représente 35,7 % des diagnostics. C’est la tranche la plus représentée, mais elle ne rassemble pas à elle seule la majorité des logements observés. La part du bâti antérieur à 1975 atteint également 35,7 %, tandis que celle des logements construits avant 1948 est indiquée à 0,0 %. Ce dernier résultat concerne les diagnostics du quartier et ne suffit pas à affirmer l’absence absolue de bâtiments anciens sur le terrain. Le profil résidentiel est surtout collectif : les maisons individuelles ne constituent que 9,9 % de l’échantillon, le reste correspondant à des appartements. Pour interpréter les indicateurs énergétiques locaux, il faut donc garder à l’esprit cette forte présence de logements en immeuble plutôt qu’imaginer un quartier principalement pavillonnaire.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 35,7 % des diagnostics. Les données ne détaillent pas les autres périodes de construction ; elles ne permettent donc pas de préciser davantage la chronologie du parc.
  • Bâti ancien : la part antérieure à 1948 est de 0,0 % dans le quartier, contre 11,3 % à Muret. Le profil historique de l’échantillon local se distingue ainsi du profil communal.
  • Typologie et dimensions : les maisons représentent 9,9 % des diagnostics et la surface médiane est de 68 m². Cette surface médiane décrit le centre de la distribution, pas une superficie commune à tous les biens.

Une distribution des DPE très largement centrée sur la classe C

L’étiquette C domine nettement la distribution énergétique du Quartier Nord, avec 720 diagnostics sur les 916 étudiés. La classe D arrive ensuite avec 114 diagnostics. Les classes A et B regroupent respectivement 15 et 46 diagnostics, tandis que la classe E en compte 17. À l’autre extrémité de la distribution, les classes F et G ne concernent que 2 diagnostics chacune. Le quartier présente donc un profil très concentré sur la classe C, plutôt qu’une répartition équilibrée entre les différentes étiquettes. Cette concentration ne renseigne cependant pas sur les équipements, les matériaux ou les travaux éventuellement réalisés dans les logements concernés. Les données fournies ne permettent pas non plus d’attribuer cette prédominance à une cause technique précise, ni de relier chaque classe énergétique à une période de construction ou à un type de logement.

Des indicateurs inférieurs aux références de Muret

La comparaison avec Muret fait apparaître plusieurs écarts convergents. Les logements classés F ou G représentent 0,4 % des diagnostics du Quartier Nord, contre 2,8 % à l’échelle communale. La consommation médiane y est également plus basse : 116 kWh/m²/an, contre 143 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé suit la même orientation, avec 840 € dans le quartier et 953 € pour Muret. Ces différences sont observées avec des surfaces médianes proches, de 68 m² et 69 m² respectivement. Elles situent le quartier par rapport aux références disponibles, mais ne constituent pas une comparaison entre logements strictement identiques. La structure du parc diffère notamment pour le bâti antérieur à 1948. Par ailleurs, les valeurs de consommation et de coût communiquées sont des médianes, et non des moyennes arithmétiques.

  • Passoires énergétiques : 4 logements classés F ou G sont recensés dans l’échantillon du quartier. Leur part de 0,4 %, inférieure aux 2,8 % communaux, n’efface pas la nécessité d’examiner ces biens individuellement.
  • Consommation : la médiane de 116 kWh/m²/an est inférieure à celle de Muret, fixée à 143 kWh/m²/an. Ce repère collectif ne permet pas de déduire la consommation d’un logement choisi dans le quartier.
  • Budget énergétique : les 840 € annuels médians estimés se comparent aux 953 € de la ville. Il s’agit d’estimations issues des diagnostics, et non d’un relevé des dépenses effectivement payées par chaque occupant.

Vendre : situer le bien sans lui attribuer le DPE du quartier

Pour présenter un logement à la vente dans le Quartier Nord, ces statistiques apportent un contexte, mais le point de départ reste son propre diagnostic. Un bien classé C appartient à la catégorie la plus représentée parmi les 916 DPE étudiés ; cela ne signifie pas qu’il possède les mêmes caractéristiques que les 720 logements de cette classe. À l’inverse, une étiquette E, F ou G se situe dans une catégorie moins fréquente localement et mérite une lecture attentive du dossier individuel. Le vendeur peut distinguer clairement les caractéristiques de son bien des repères du quartier : étiquette, consommation, surface et estimation énergétique. Les données disponibles ne mesurent toutefois aucun effet sur la valeur immobilière ou sur la négociation. Elles ne permettent donc ni de chiffrer une décote ni d’attribuer une valorisation automatique à une classe énergétique.

Louer : examiner le diagnostic et contextualiser le budget énergétique

Dans une démarche de location, la consommation médiane de 116 kWh/m²/an et le coût annuel médian estimé de 840 € constituent des repères de quartier, pas un budget garanti pour le futur occupant. Le diagnostic du logement doit être consulté pour connaître ses propres indicateurs, sans lui appliquer directement les valeurs médianes locales. Cette distinction importe aussi pour les surfaces : les 68 m² médians ne décrivent pas nécessairement le bien proposé. La faible présence de classes F et G, limitée à 4 logements diagnostiqués, ne dispense pas d’identifier l’étiquette exacte du logement concerné. Les faits fournis ne comportent pas de cadre réglementaire permettant de conclure sur son admissibilité à la location. Une décision locative demande donc une vérification spécifique, distincte de l’analyse statistique du quartier et de sa comparaison avec Muret.

Questions fréquentes

Quelle étiquette DPE est la plus fréquente dans le Quartier Nord à Muret ?

La classe C est la plus fréquente, avec 720 diagnostics sur 916. Elle devance la classe D, qui en compte 114. Les classes A, B et E représentent respectivement 15, 46 et 17 diagnostics. Les classes F et G en regroupent 2 chacune. Cette répartition décrit l’échantillon analysé et ne permet pas de présumer l’étiquette d’un logement sans consulter son diagnostic.

Le Quartier Nord présente-t-il de meilleurs indicateurs énergétiques que Muret ?

Sur les indicateurs fournis, le quartier présente une consommation médiane plus basse, à 116 kWh/m²/an contre 143 à Muret, et une part de passoires plus faible, à 0,4 % contre 2,8 %. Son coût énergétique annuel médian estimé est aussi inférieur : 840 € contre 953 €. Ces comparaisons portent sur des ensembles de diagnostics dont les caractéristiques ne sont pas strictement identiques.

Peut-on utiliser les 840 € médians pour annoncer les dépenses d’un logement ?

Non, les 840 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier. Ce montant n’est ni l’estimation propre à chaque logement ni une garantie de dépenses réelles. Pour une vente ou une location, il faut distinguer ce repère local des informations du diagnostic individuel. La surface médiane de 68 m² ne doit pas davantage être attribuée à un bien particulier.

Sources officielles

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